Dans l’univers du terminal, où chaque commande compte, Tmux s’impose comme un indispensable pour les codeurs, sysadmins et bidouilleurs qui veulent tout faire sans quitter leur shell. Plus qu’un simple outil, c’est un multiplexeur qui te donne des superpouvoirs : plusieurs sessions, fenêtres, panneaux, le tout dans un seul écran, avec une persistance à toute épreuve. D’où il vient, ce qu’il offre, et pourquoi il pourrait devenir votre meilleur pote sous le curseur ? On démonte cette merveille open-source.
Liens : Tmux officiel, Repo GitHub, Wiki Tmux
Les origines : un héritier de Screen
Tmux (Terminal Multiplexer) voit le jour en 2007, créé par Nicholas Marriott comme une alternative moderne à GNU Screen, un outil des années 80 qui permettait déjà de splitter des sessions terminal. Screen était cool, mais vieillissant – pas assez flexible, pas assez maintenu. Tmux prend le relais avec une approche fraîche : un design client-serveur, une config intuitive, et une licence BSD qui invite la communauté à contribuer. Première release stable en 2009, et depuis, il évolue en rolling-release sur GitHub, porté par des devs qui vivent dans le shell. Open-source jusqu’au bout, il est aujourd’hui partout – préinstallé dans beaucoup de distros Linux et macOS via Homebrew.
À quoi ça ressemble ?
Tmux, c’est un terminal dans ton terminal, mais en mieux. Tu lances tmux, et hop, tu bascules dans une session persistante. Ce qu’il apporte :
- Panneaux multiples : Split ton écran en deux, trois, dix – horizontal, vertical, comme tu veux. Ctrl-b % pour un split vertical, Ctrl-b » pour horizontal. Chaque panneau est un shell indépendant.
- Fenêtres et sessions : Une fenêtre, c’est un onglet (comme dans un navigateur), une session, c’est un groupe de fenêtres. Ctrl-b c crée une fenêtre, tmux new -s mysession une session nommée. Switch avec Ctrl-b w.
- Persistance : Tu te déconnectes d’un SSH ? Tmux garde tout en vie. Reviens avec tmux attach, et ton boulot est intact – éditeurs, scripts, logs.
- Config scriptable : Un .tmux.conf te laisse tout customiser – raccourcis, couleurs, status bar. Ajoute des plugins via TPM (Tmux Plugin Manager) pour des trucs comme la batterie ou Git status.
- Léger et rapide : Quelques Mo, aucun lag, il tourne sur Linux, macOS, BSD, même Windows via WSL.
C’est moche par défaut (barre verte old-school), mais avec deux lignes de config, ça devient un cockpit futuriste. Les raccourcis (préfixe Ctrl-b par défaut) demandent un peu de mémoire musculaire, mais une fois maîtrisés, c’est fluide.
Pour quoi faire ? Le rêve des terminal junkies
Tmux n’est pas pour les fans de GUI ou les allergiques au clavier. Il excelle là où le terminal règne :
- Développement multi-tâches : Un panneau pour coder (Neovim, bien sûr), un pour les logs, un pour git – tout sous les yeux sans jongler avec des fenêtres.
- Sysadmin en remote : Gérer un serveur via SSH ? Tmux te laisse lancer des scripts, monitorer, éditer des configs, et survivre à une déconnexion réseau.
- Workflow minimaliste : Sur une machine légère (Raspberry Pi, VM), il consomme rien et te donne un bureau virtuel sans X11.
- Pair programming : Partage une session Tmux avec un pote via SSH – vous bossez ensemble en live, curseurs synchronisés.
Mais faut du skill. Si Ctrl-b vous perd ou si vous ne vivez pas dans un shell, c’est overkill. La doc est dense, et la config demande du temps – typique d’un outil pour nerds qui aiment sculpter leur setup.
Tmux : le terminal en mode dieu
Tmux, c’est le compagnon ultime du terminal junkie. Il prend ce que Screen a lancé et le booste – multi-panneaux, persistance, customisation, le tout en open-source lightweight. Pour les devs, sysadmins, ou bidouilleurs qui veulent un shell comme un cockpit, c’est un game-changer. Téléchargeable sur tmux.github.io ou via ton gestionnaire de paquets, il te tend les bras – à condition de savoir taper Ctrl-b :. Alors, prêt à splitter votre terminal et à dominer le shell ?
Liens : Tmux officiel, Repo GitHub, Wiki Tmux