Depuis 1985, l’association Robin des Bois traque les pollutions qu’on préfère ignorer, ces bombes écologiques prêtes à nous exploser à la figure.
Via leur site https://robindesbois.org/, ils livrent des enquêtes brutes et des publications choc, comme l’Atlas de la France toxique, pour remettre les pendules à l’heure. Parce qu’en 2025, entre faux débats et vraies menaces, l’écologie a bien besoin d’un électrochoc.
Des sentinelles face à l’aveuglement
Robin des Bois ne se laisse pas distraire. Amiante, PCB, démantèlement sauvage de navires, braconnage : ils documentent les dangers réels, souvent minimisés.
Leurs rapports, comme “Shipbreaking” ou “On the Trail”, sont dispo sur leur site, mais leur pépite reste l’Atlas de la France toxique (à shopper sur Fnac). Ce bouquin cartographie les sites pollués – usines abandonnées, sols empoisonnés – qu’on a oubliés, mais qui nous le rappellent violemment.
L’écologie noyée dans le bruit
Le hic, c’est que l’écologie s’est perdue en chemin.
En France, comme en Allemagne, le milieu a été infiltré par des dingos ou des profiteurs, détournant l’attention vers des faux problèmes.
Abandonner le nucléaire – propre en CO2 – pour rouvrir des centrales à charbon ou miser sur des éoliennes et panneaux solaires au bilan écologique douteux (production polluante, recyclage foireux) ? Un non-sens total.
Pendant ce temps, les vraies bombes – munitions chimiques de la Première Guerre parsemant l’Europe, déchets nucléaires jetés en mer – dorment tranquillement sous nos yeux distraits.
Les enfants oubliés, c’est nous
On serine qu’il faut “penser à nos descendants”, mais on oublie un détail : nous sommes déjà les gosses sacrifiés des premières industries lourdes.
Ces usines qu’on a rayées de la carte ont laissé des sols gorgés de toxines, des rivières mortes, et elles reviennent nous hanter.
Robin des Bois le montre : ignorer cet héritage, c’est se condamner à le subir puissance dix.
Le mot de la fin
Avec du courage politique, financier et un usage malin de la technologie, beaucoup de ces désastres auraient pu être limités.
Le travail de Robin des Bois n’en est que plus remarquable : ils empêchent les réalistes de se perdre dans une époque où l’attention, individuelle ou collective, ressemble à celle d’une poule picorant le sol.
Leur œuvre devient presque un acte de mémoire, une documentation vitale face à une conscience citoyenne qui oublie vite.
D’un point de vue pragmatique ( Car on vous voit, les modes RAF), qui peut vous retenir d’acheter une résidence secondaire bucolique dans le centre de la France, bâtie dans les années 70-80 avec des stériles – ces déchets du concassage d’uranium offerts gratis aux entreprises du BTP pour combler les terrains ? Sans Robin des Bois, ces pièges resteraient invisibles.