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LibreWolf : le fork qui sauve la mise face au naufrage de Firefox en 2025 ?

Temps de lecture ( Niveau Geek :') ) : 4 minutes

On est le 6 mars 2025, et le monde des navigateurs est en ébullition. Firefox, longtemps le chouchou des défenseurs de la vie privée, vient de lâcher une bombe : Mozilla a retiré sa promesse claire et nette de ne jamais vendre vos données personnelles. Pendant ce temps, un projet open-source, LibreWolf, émerge comme une alternative crédible pour les geeks et les paranoïaques du tracking. Alors, qu’est-ce qui se passe avec Firefox, pourquoi ça grogne, et pourquoi LibreWolf pourrait être votre prochain navigateur ? On plonge dans le code et les faits.

Firefox : la douche froide pour les puristes

Jusqu’à récemment, la FAQ de Mozilla était un modèle de clarté : « Mozilla ne vend pas vos données et n’en achète pas non plus. » Une phrase qui rassurait, gravée dans le marbre pour les utilisateurs qui voyaient en Firefox un rempart contre la voracité des GAFAM. Mais en mars 2025, patatras. La nouvelle version, plus floue, déclare : « Mozilla ne vend pas vos données au sens où la plupart des gens l’entendent, et nous n’achetons pas de données vous concernant. » Traduction technique ? Ils ne vendent pas directement vos cookies à des régies publicitaires, mais ils partagent des bouts d’infos avec des « partenaires » pour « maintenir la viabilité de Firefox ». Ça sent la nuance juridique à plein nez, et ça ne passe pas.

Sur GitHub, Reddit, et X, la communauté s’enflamme. Les posts fusent : « Firefox trahit ses principes », « Encore un qui tombe dans le piège du profit » (cf. réactions sur X, mars 2025). Mozilla jure que tout va bien, arguant que ces données – anonymisées, bien sûr – servent à améliorer le produit. Mais pour beaucoup, c’est la goutte d’eau : l’argument principal de Firefox, sa protection sans faille de la vie privée, s’effrite. Surtout quand on voit que même Brave, autre star de la confidentialité, a eu ses propres scandales (autocomplétion de liens affiliés en 2020). Alors, quoi ? Tous les navigateurs seraient-ils pourris ?

LibreWolf : le fork qui dit non au flou

C’est là que LibreWolf entre en scène. Basé sur Firefox – ou plutôt sur son code source, car c’est un fork indépendant – LibreWolf (https://librewolf.net/) est un projet open-source qui remet les pendules à l’heure. Lancé par une communauté de développeurs obsédés par la confidentialité et la sécurité, il prend le moteur Gecko de Firefox et le purge de tout ce qui sent le tracking ou la compromission. Leur mantra ? « Privacy and security oriented settings and patches » (LibreWolf.net). Pas de télémetrie, pas de phoning home, pas de DRM imposé. Tout est transparent, auditable, et sous licence GPL.

Sorti initialement en 2021, LibreWolf a gagné en traction ces dernières années, notamment avec la fin de vie de Firefox ESR pour certains usages. En mars 2025, il tourne sur la dernière version stable de Firefox (mise à jour dans les 3 jours suivant chaque release upstream), mais avec des tweaks qui changent la donne :

  • Zéro télémetrie : Mozilla envoie des données anonymes par défaut ? LibreWolf coupe tout, même les stats d’usage.
  • uBlock Origin intégré : Pas besoin d’installer un bloqueur de pub, il est là, configuré en mode strict dès le départ.
  • Cookies et cache effacés à la fermeture : Pas de traces laissées derrière, sauf si vous le désactivez manuellement.
  • Protection anti-fingerprinting : Des réglages poussés pour brouiller votre empreinte numérique, bien plus agressifs que Firefox vanilla.
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Disponible sur Windows, macOS, Linux, et même OpenBSD, LibreWolf n’a pas d’auto-update natif (faut passer par un gestionnaire de paquets ou checker manuellement), mais ses devs tiennent le rythme. C’est brut, c’est geek, et c’est fait pour ceux qui veulent contrôler leur navigateur, pas l’inverse.

Pour quels projets ? Le choix des codeurs et des puristes

LibreWolf n’est pas là pour tout le monde – et c’est son charme. Si Firefox ou Chrome sont des couteaux suisses grand public, LibreWolf est une lame de précision pour les nerds et les projets spécifiques :

  • Usage personnel hardcore : Tu veux surfer sans que personne ne sache rien ? LibreWolf est ton bunker numérique. Banques, forums sensibles, recherches privées – il couvre tout.
  • Développement et tests : Les devs adorent son code auditable et sa flexibilité. Tester un site sans interférence de trackers ou de DRM ? C’est parfait.
  • Projets militants : Comme Firefox avec DeanSpace en 2003, LibreWolf séduit les activistes qui veulent un outil libre et sans compromis.
  • Machines légères : Pas de bloatware, juste l’essentiel. Il tourne bien sur des configs modestes, tant que tu sais le configurer.

Mais attention : pas d’interface flashy ou de sync simplifié (bien que Firefox Sync soit activable). Si tu veux du plug-and-play ou regarder Netflix en 4K (DRM bloqué par défaut), passe ton chemin. LibreWolf, c’est pour ceux qui aiment bidouiller et qui savent ce qu’ils veulent.

2025 : le réveil des utilisateurs ?

Le revirement de Mozilla a mis une claque aux fans de Firefox. Sur X, un user résume : « Firefox supprime sa promesse, la douche froide pour tous ceux qui y croyaient encore » (mars 2025). Les alternatives ? Chrome est un aspirateur à données, Brave a ses zones d’ombre, Tor est trop lent pour le quotidien. LibreWolf, lui, propose une réponse radicale : un Firefox débarrassé de ses ambiguïtés, porté par une communauté qui ne transige pas.

Alors, quel est votre navigateur ? Si vous cherchez un outil open-source qui met la confidentialité et la sécurité au centre, LibreWolf pourrait bien être la perle rare. Téléchargez-le, testez-le, fouillez son code – et dites adieu aux promesses floues des géants. Pour les nerds, c’est une évidence ; pour les autres, une découverte à faire. Et vous, vous basculez quand ?