A digital illustration of a chaotic urban French scene, where exaggeratedly fashionable eco-activists are obsessively sorting trash into dozens of ove

La fusion nucléaire : un rêve saboté par la bêtise politique et nihiliste

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La fusion nucléaire, c’est le Saint Graal de l’énergie : propre, quasi-illimitée, avec des déchets bien moins problématiques que la fission. Imaginez fusionner des noyaux d’hydrogène (deutérium, tritium) à 150 millions de degrés pour libérer une énergie colossale, comme dans les étoiles. Sur Terre, ça promet zéro CO2, une radioactivité minime, et un carburant abondant (l’eau !). Pourtant, ce rêve traîne depuis des décennies, victime d’une inconstance politique et d’un nihilisme démagogique qui ont torpillé des projets comme Superphénix et poussé des alternatives absurdes – voitures tout-électriques mal préparées, chasse au diesel, interdiction du bois, et autres âneries coûteuses. En 2025, la fusion renaît grâce à des initiatives comme SPARC, mais le retard accumulé est un scandale. Décryptage.

Superphénix : le symbole d’un gâchis politique

Superphénix, réacteur à neutrons rapides (RNR) de 1 200 MW à Creys-Malville (Isère), était une prouesse. Mis en service en 1986, il utilisait du sodium liquide pour refroidir et « brûlait » les déchets nucléaires (actinides mineurs), produisant de l’électricité tout en réduisant les rebuts radioactifs sur des millénaires. Pour un nerd, c’était le futur : fermer le cycle du combustible, optimiser l’uranium, et poser les bases d’une énergie durable. La France, alors leader mondial du nucléaire, avait une longueur d’avance.

Mais Superphénix a été tué dans l’œuf. Qui l’a fermé ? Le gouvernement de Lionel Jospin, en 1997-1998, sous la coalition « gauche plurielle » (PS, Verts, PCF), avec une décision actée le 19 février 1998. Pourquoi ? Un mélange toxique de pression écologiste, calcul électoral et myopie stratégique : les Verts, menés par Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, en ont fait un casus belli pour rejoindre la coalition. Ils voyaient dans ce réacteur un « monstre nucléaire », invoquant le sodium (inflammable à l’air ou l’eau) après un incident mineur en 1987 – maîtrisé, mais amplifié par la peur. Jospin a sacrifié Superphénix pour sécuriser son alliance et séduire un électorat urbain écolo. Coût ? 10 milliards de francs (1,5 milliard d’euros) investis, jetés à la poubelle pour un trophée politique. En lâchant les RNR, la France a cédé le terrain à la Russie (BN-800, opérationnel) et à la Chine (CFR-600), qui dominent aujourd’hui ce domaine.

Résultat : Superphénix n’a tourné qu’à 7 % de sa capacité sur 11 ans, freiné par des arrêts techniques et des manifs violentes (un lance-roquettes tiré en 1982 par des activistes !). Un gâchis monumental, orchestré par une idéologie qui préfère détruire que construire.

Les âneries connexes : la même bêtise en boucle

L’arrêt de Superphénix n’est pas un cas isolé. Cette logique nihiliste – privilégier l’émotion à la science, le symbole au concret – se retrouve dans d’autres décisions absurdes et coûteuses, qui ont retardé des solutions comme la fusion au profit de mirages « verts ».

Le tout-électrique des voitures : l’UE et la France veulent bannir les moteurs thermiques d’ici 2035, misant sur les voitures électriques (VE). Noble idée, mais mal exécutée. RTE estimait en 2021 un besoin de 25-40 TWh/an pour un parc 100 % VE, mais on a fermé Fessenheim (2020) et misé sur des renouvelables intermittents (éolien, solaire). Sans réseau adapté, c’est blackout ou charbon assuré. Les batteries ? Lithium et cobalt viennent de mines polluantes, et leur recyclage patine. Coût : des milliards en bornes insuffisantes et une empreinte carbone douteuse.

La diabolisation du diesel : les diesels modernes (Euro 6) émettent moins de CO2 que l’essence (30-40 g/km en moins sur longue distance), mais des villes comme Paris les bannissent. Pendant ce temps, les SUV essence explosent, et les taxes gasoil écrasent les ruraux sans alternative. Résultat : injustice sociale (Gilets Jaunes, 2018) et zéro gain écologique.

L’interdiction du chauffage au bois : en Île-de-France, des arrêtés ont ciblé le bois pour ses particules fines, oubliant son bilan carbone neutre (si replanté) et son coût bas. On pousse des pompes à chaleur électriques hors de prix, souvent alimentées par du gaz ou du charbon. Absurde pour les ménages modestes.

Les biocarburants de première génération : dans les années 2000, l’éthanol (blé, betterave) et le biodiesel ont été subventionnés massivement. Bilan ? Terres agricoles détournées, prix alimentaires en hausse (crise du tortilla, 2007), et émissions parfois pires que l’essence (engrais, déforestation). Des milliards gaspillés pour rien.

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La taxe carbone mal fichue : en France, lancée en 2014 (44,60 €/tonne en 2018), elle a frappé les ménages (carburant, chauffage) mais épargné les gros industriels via des exemptions. Effet ? Révolte sociale, impact écologique limité, et fonds détournés de la R&D nucléaire.

L’obsession des sacs plastiques : depuis 2016, sacs, pailles et couverts plastiques sont bannis. Ils pèsent 0,1 % des déchets marins (vs 46 % pour les filets de pêche), mais leur remplacement (papier, « biodégradables ») est souvent plus polluant. Une mesure symbolique, coûteuse, et inutile.

Fessenheim : démanteler pour plaire : fermée en 2020 sous Macron (promesse de Hollande), cette centrale de 1 800 MW produisait 70 % de l’électricité alsacienne sans CO2. Justifiée par des « risques sismiques » contestés, sa fermeture a forcé des importations d’électricité allemande… au charbon. Coût : 400 millions d’euros directs, plus des milliards en pertes.

Ces âneries ont un fil rouge : elles sacrifient des solutions rationnelles (nucléaire, diesel propre, bois durable) pour des alternatives démago, au prix d’un désastre économique et environnemental.

La fusion en 2025 : SPARC et les espoirs retrouvés

Malgré ces décennies perdues, la fusion nucléaire renaît en 2025, portée par des projets audacieux qui contournent l’inertie politique. Voici les stars du moment :

SPARC (Commonwealth Fusion Systems) : CFS, issu du MIT, développe SPARC, un tokamak compact visant 100 MW thermiques (50-100 MW nets) dès 2025-2026. Le truc de génie ? Des aimants supraconducteurs à haute température (HTS) en REBCO, générant 20 teslas dans un volume réduit (3 m de diamètre vs 35 m pour ITER). Ça divise les coûts par 10 et accélère les tests. Objectif : un « Q > 1 » (plus d’énergie produite qu’injectée), puis ARC, un réacteur commercial d’ici 2030. Si ça marche, c’est la fin des subventions éoliennes inutiles.

Zap Energy : Z-pinch : Zap Energy mise sur une fusion sans aimants : un courant massif comprime un plasma via son propre champ magnétique (Z-pinch). Leur prototype FuZE-Q vise des tests significatifs en 2025. Simple, pas cher, mais instable. Un pari risqué qui pourrait démocratiser la fusion.

Helion Energy : électricité directe : soutenu par Microsoft, Helion fusionne deutérium et hélium-3 dans un réacteur FRC (confinement magnétique inversé). Particularité : il produit de l’électricité sans turbine, via des pulses magnétiques. Trenta a atteint 100 millions de degrés en 2021 ; un démonstrateur net positif est visé pour 2025-2027. Peu de neutrons, donc peu de radioactivité – un rêve nerd.

ITER : le géant lent : à Cadarache, ITER promet 500 MW thermiques d’ici 2035, avec des aimants à 13 teslas et un plasma ultra-chaud. Mais ses retards (prévu pour 2016 initialement) et son coût (20+ milliards d’euros) montrent les limites des projets publics face aux privés agiles.

Conclusion : un nihilisme qui coûte cher

Superphénix, Fessenheim, et ces âneries (biocarburants, sacs plastiques, taxe carbone) illustrent une constante : des politiques nihilistes qui privilégient l’émotion à la science. En sacrifiant le nucléaire pour des mirages verts, on a perdu des décennies, des trillions, et une chance d’indépendance énergétique. Ce n’est pas « nazi » au sens strict, mais ça flirte avec une logique totalitaire par son mépris des faits et son impact sur des générations – précarité, pollution, retard technologique.

Aujourd’hui, SPARC et consorts rallument l’espoir. Mais si on avait soutenu Superphénix ou investi dans la fusion dès les années 1990, on serait peut-être déjà à l’énergie infinie, loin des éoliennes bancales et du charbon sale. La leçon ? La démagogie tue le progrès. À quand une politique basée sur la raison ?