CRIIRAD : Les gardiens de la vérité radioactive

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Née en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) s’est imposée comme une sentinelle inflexible face aux risques nucléaires. Indépendante de l’État, des industriels et des partis politiques, cette association basée à Valence (Drôme) s’appuie sur son propre laboratoire pour enquêter, informer et protéger. À une époque où la désinformation et l’oubli menacent, leur travail, accessible via https://www.criirad.org/, est plus crucial que jamais pour l’avenir.

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Des actions ancrées dans le réel

La CRIIRAD ne se contente pas de paroles : elle agit. Son laboratoire indépendant analyse la radioactivité dans l’air, l’eau, les sols et même les objets du quotidien – des pendentifs “énergétiques” radioactifs aux aliments potentiellement contaminés. Après Tchernobyl, Fukushima ou encore les essais nucléaires en Polynésie, elle a multiplié les missions sur le terrain, du Niger au Japon, pour révéler les impacts cachés de l’industrie nucléaire. Par exemple, elle a dénoncé la vente de ferrailles radioactives au Niger ou les rejets mal contrôlés de sites comme Brennilis en France.

L’association produit aussi des outils concrets : des cartes interactives, comme celle du tritium dans l’eau potable, compilée à partir de données officielles mais rendue accessible au public. Elle milite pour des normes plus strictes, comme l’interdiction de recycler des matières radioactives dans les biens de consommation, et forme citoyens et professionnels à l’usage des compteurs Geiger. Chaque année, ses rapports et bulletins – disponibles sur leur site – éclairent les zones d’ombre que les autorités préfèrent taire.

Un intérêt vital pour demain

Pourquoi la CRIIRAD compte-t-elle autant pour l’avenir ? Parce qu’elle comble un vide béant. Alors que le nucléaire civil et militaire laisse des traces durables – des déchets enfouis aux munitions radioactives jonchant les sols européens –, la mémoire collective s’effrite. La technologie existe pour limiter ces désastres, mais sans volonté politique et financière, les risques s’accumulent. La CRIIRAD agit comme un rempart, documentant des menaces comme le radon (ce gaz radioactif naturel qui s’infiltre dans nos maisons) ou les stériles d’uranium utilisés dans les années 70-80 pour remblayer des terrains, aujourd’hui habités.

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Leur combat dépasse la simple alerte : il s’agit de donner aux générations futures les moyens de comprendre et d’agir. En informant sur les pollutions actuelles – souvent héritées d’un passé industriel mal géré – ils permettent d’anticiper les crises de demain, qu’il s’agisse de contamination des eaux ou de catastrophes climatiques amplifiant les rejets radioactifs. Leur indépendance garantit une vérité sans filtre, essentielle dans un monde où les lobbies brouillent les pistes.

Le mot de la fin

Portée par des milliers d’adhérents et une équipe de 14 salariés, la CRIIRAD transforme la science en arme citoyenne. Leur site https://www.criirad.org/ est une porte ouverte sur ce savoir : rapports, pétitions, analyses y cohabitent pour éduquer et mobiliser. Face à une attention publique volatile et à des enjeux nucléaires qui ne faiblissent pas, leur travail de mémoire et de vigilance est une boussole pour un futur moins radioactif – et plus conscient.